L’Ile Barbe : à l’abordage de l’île sauvage

L’Ile Barbe : à l’abordage de l’île sauvage

Samedi 10 juin 2017

Après-midi : Visite guidée

Située sur la Saône en amont de Lyon, L’île Barbe est très secrète et a toujours suscité beaucoup de mystères et d’intérêts. Elle a abrité pendant près d’un millénaire un monastère très prospère, dont la réputation dépassait les frontières. Nous en évoquerons les vestiges et l’histoire (naissance, apogée et décadence) ainsi que les légendes de l’île, la Saône et la navigation, les bâtiments remarquables de l’île et Saint Rambert où nous finirons la visite.

La visite sera suivie d’une pause gourmande salée dans un des restaurants de la place Bellecour.

Réservation avant le 6 juin (après cette date toute annulation ne sera pas prise en compte)

Un peu d’histoire…

L’Île Barbe est située au milieu de la Saône, dans le 9e arrondissement de Lyon, dans le quartier de Saint-Rambert-l’Île-Barbe .Son nom provient du latin insula barbara, « l’île sauvage. Il n’est guère facile de s’imaginer que sur cette île résidentielle privilégiée, une prestigieuse abbaye bénédictine a rayonné pendant plus de douze siècles. Dès l’époque romaine, elle est entrée dans l’histoire. Elle aurait été un lieu refuge pour les druides, puis pour les chrétiens persécutés.

Elle a connu ses plus belles heures sous l’empereur Charlemagne qui l’avait fait relever après un passage des Sarrazins, qui l’avait doté d’une bibliothèque renfermant un grand nombre de manuscrits précieux et qui comptait venir y finir ses vieux jours.

Après de nombreux siècles d’activité, elle a été dévastée par les protestants en 1562, puis abandonnée en 1742 et de nouveau ruinée à la révolution.

Jusqu’au XVIIIe siècle l’accès à l’île s’est toujours fait par le fleuve, ce qui, d’une certaine manière, garantissait à l’abbaye un certain isolement qui contribua certainement à son prestige. Ce n’est qu’en 1734 qu’on envisage de la relier à la terre ferme en bâtissant un pont de bois, du côté Saint-Rambert. Ce pont ne survivra pas aux crues de la Saône, et il faudra en envisager un nouveau, achevé en 1829 : celui que nous connaissons aujourd’hui, aux câbles près, puisqu’à l’origine le pont était porté par des chaînes. Ce rattachement de l’île à la terre mit un terme symbolique à l’histoire religieuse de l’île.

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