Du nouveau à l’Antiquaille : la «crypte des mosaïques »

Du nouveau à l’Antiquaille : la «crypte des mosaïques »

Dimanche 15 avril 2018

Visite commentée de l’Antiquaille suivie d’un moment d’échanges lors d’une pause gourmande.

Au moment de la fermeture de l’hôpital de l’antiquaille en 2003, la question se pose de l’avenir des bâtiments, occupés autrefois par le couvent des visitandines. L’ECCLY (Espace Culturel du Christianisme à Lyon) a initié un projet ambitieux en voulant créer dans cet endroit un espace destiné à mettre en valeur les origines du christianisme en gaule, moment important des premiers siècles de la ville.

Informations  pratiques :

Lieu de rendez-vous : Place Saint-Jean devant la station du funiculaire à 14h.

Après-midi  : visite guidée par un expert suivie d’une pause gourmande.

Participation : 30 € . Ce tarif comprend la visite commentée, l’entrée du site ainsi que la pause gourmande (billet de transport non compris).

 Réservation conseillée avant le:8 avril

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En savoir un peu plus…

La visite de ce lieu vient compléter le riche équipement culturel de la colline de Fourvière qui conserve les origines gallo-romaines de Lyon, comme en témoignent les ruines magnifiquement restaurées des théâtres, l’odéon, le temple, les aqueducs, les voies romaines etc… le musée d’art religieux et la maison de Pauline Jaricot (fondatrice de l’œuvre « la propagation de la foi » au 19° siècle).

C’est aussi le lieu du célèbre « cachot de saint Pothin » martyrisé en 177, année où Lugdunum, capitale des Gaules, subit une persécution attestant de la présence d’une communauté chrétienne assez importante. Saint-Pothin, premier évêque de Lyon, était la cible prioritaire de ces persécutions : la lettre citée par Eusèbe raconte ses derniers instants : « Emmené par les soldats au tribunal, il était escorté des magistrats de la ville et de tout le peuple qui poussait contre lui toutes sortes de cris, comme s’il était lui-même le Christ ; il rendit un beau témoignage. Interrogé par le légat sur le dieu des chrétiens, il répondit : « Tu le connaîtras, si tu en es digne ». Du tribunal on l’entraîna sans ménagement et on lui fit subir des souffrances de toutes sortes. Ceux qui étaient près le brutalisaient sans arrêt à coups de poing et à coups de pieds, sans aucun égard pour son âge ; ceux qui étaient loin lui lançaient ce qui leur tombait sous la main ; tous pensaient qu’ils eussent été coupables et impies s’ils s’étaient dispensés de cette grossièreté à son égard. Ils croyaient ainsi venger leurs dieux. Pothin respirait à peine quand il fut jeté dans la prison : deux jours après, il rendit l’âme. »

Eusèbe de Césarée (265-339), dans son Histoire ecclésiastique, citant et commentant une lettre intitulée « Lettre des chrétiens de Lyon et de Vienne à leurs frères d’Asie et de Phrygie » sans doute écrite par des contemporains de ces évènements.

                

Le cachot de Saint-Pothin                                                                 Les premiers martyrs chrétiens de Lyon

Aménagé en oratoire, le lieu reçoit la foule des pèlerins. Le « cachot » dans lequel s’agenouilla le Pape Pie VII, est transformé en chapelle. Il y eut plusieurs aménagements successifs au XIXe siècle et le dernier (1877-1893) aboutit à l’édifice souterrain actuel. Il s’agit d’une crypte de près de 100m² avec un pilier central, et, aux murs et à la voûte, des mosaïques évoquant les martyrs. Elle devient alors l’antichambre du « cachot » et accueille les pèlerins.

Cet espace s’adresse à tous. Il invite chacun quel que soit son âge, son origine et ses convictions, à une découverte du christianisme et de son riche patrimoine.

« La religion est la chaine qui lie le ciel à la terre »  HOMERE (4° siècle avant J.C. ).