Traditions de Haute Loire

Dimanche 21 novembre 2021

A l’initiative de la Société d’Histoire et avec le concours de la municipalité, le musée «LA FABRIQUE» a été créé en 1992 par un groupe d’anciens passementiers et tisseurs.

Grâce à cette réalisation, la commune fait revivre ce qui a été et qui reste la prodigieuse force économique de la cité. Il conserve le patrimoine sigolénois depuis les tous premiers métiers à ruban installés au domicile des passementiers en 1560. En fin de visite un film retrace l’épopée de l’industrie sigolènoise depuis le rudimentaire métier ruban basse lisse de 1560 jusqu’aux usines actuelles les plus modernes . Visite guidée.

La Béate est une jeune fille formée par des religieuses dont la mission était d’éduquer les enfants et d’enseigner la religion. Très nombreuses au XIXe siècle, elles apprennent aussi la technique de la dentelle du Puy. Elles ont vécu dans différents villages du Velay pendant 300 ans. Visite guidée de la maison de la Béate.

Informations  pratiques :

Le Pass sanitaire est obligatoire pour accéder aux restaurants et aux sites visités, ne l’oubliez pas !

Lieu de rendez-vous : à 8h30 place Bellecour -coté Saône  ; 

Matin : Visite guidée du musée La Fabrique à Sainte Sigolène;

Midi: repas au restaurant ;

Après-midi : Visite guidée de la la maison de la Béate. ;

Participation : 95 € . Ce tarif comprend le trajet en bus touristique climatisé,  le repas au restaurant avec vin et café , les entrées des sites et les visites commentées.

 Réservation conseillée avant le : 18 novembre.

Pour vous inscrire, cliquez ici !

Le saviez-vous ?

La béate était une femme célibataire, non religieuse mais placée sous la responsabilité du curé. Elle était chargée d’enseigner le catéchisme, mais aussi d’apprendre à lire, écrire et calculer. Elle enseignait également l’art de la dentelle aux femmes et aux jeunes filles. Plus rarement, la béate pouvait donner quelques soins aux malades.

Cette pratique se répandit dans tous les petits villages et hameaux, à charge aux habitants de fournir à la béate le logis et le couvert. Souvent, une construction spécifique, généralement petite avec un étage, a été construite et meublée sommairement (lit clos, armoire, table et chaise). Ces maisons s’appellent des « assemblées ».
On en voit encore et on les reconnaît à la cloche située au-dessus de la porte. Aucune autre maison ne peut prétendre en avoir une. La cloche permettait, en l’absence d’église, de sonner l’angélus et permettait de rassembler les enfants pour l’instruction.

Les béates étaient très nombreuses en Haute Loire (près de 900 béates en 1880) et ont eu un impact considérable par leur présence permanente et l’élargissement de leur action. Elles ont notamment servi d’intermédiaire entre les dentellières et les patrons du Puy.
Lors de l’instauration de l’école publique à la fin du XIXe siècle, des conflits très importants ont eu lieu. Les lois Jules Ferry ôtèrent aux béates le droit d’enseigner et signèrent la fin de cette institution.
Les dernières béates œuvraient encore dans les années 1930.

Source : le Monastier sur Gazeille.net

close